Mon voyage

Je suis une jeune femme âgée de 28 ans. J'ai fait un long voyage et il n'est pas terminé. Un voyage de conscience. Voici mon histoire, en espérant que vous ferez preuve d’un bon jugement critique guidé par une conscience bienveillante.


Enfance et adolescence


Tout cela commence quand j'étais qu'une enfant. J'ai vécu des abus sexuels à répétions pendant 9 ans, de 5 ans à 14 ans. Mes parents formidables ont toujours été bienveillants, mais ils ne savaient pas cette histoire. Très réservé et habité par un sentiment de honte/peur, je ne voulais pas parler. Jusqu'au jour où, j'ai fait une vraie psychose à 14 ans. Quelque chose qui cause une réelle peur. Pour essayer de me libérer, jeune et peu outillée, j'ai voulu mettre fin à mes jours à deux reprises. Une tentative avec des Tylénols, j’avais presque réussi… j’ai fait deux fois le même rêve étrange le soir de cet événement. Le même rêve qui se déroulait exactement dans ma chambre et je passais par ma fenêtre et à l’extérieur c’était identique à la réalité. J’ai ouvert les yeux, assommée, je suis rapidement retombée dans cette forme de sommeil et refait le même rêve. Cette fois-ci, j’allais plus loin et je montais vers le ciel. Je me suis revenue, mes yeux étaient fermés, je ne respirais plus, mais j’étais là dans mon corps et j’ai repris un grand souffle et je n’avais plus envie de dormir. Échec ou réussite de ma conscience ? Je me suis dit, je suis revenue car j’ai quelque chose de bien à vivre ici. J’ai demandé de l'aide auprès de mon établissement scolaire. La DPJ est venue me chercher et j'ai passé 9 mois en centre jeunesse. Le personnel était très bien. Nous avons eu le Journal créatif qui auprès de moi à eu un succès. Je me suis même acheté ce livre des années plus tard. Le psychiatre m'avait expliqué cette fragilité que pouvait causer la marijuana. Je savais que je cachais une information importante face à cette déconnexion. Le seuil de souffrance était déjà atteint. Oui, parce que nous avons cette capacité de (partir) pendant ce genre d’événement. De se protéger instinctivement. Je n'ai pas eu de médication et la psychose est partie d'elle même pendant mon séjour au centre jeunesse. J'ai réussi à terminer mes études du secondaire, malgré mon esprit très occupé pour une jeune fille.


Jeune adulte
Par la suite, j’ai été au cégep pour ensuite rencontrer un garçon en difficulté, j'ai voulu l'aider, nous et nos difficultés avec nos relations interpersonnelles et notre manque d’estime de soi. Voilà que je vivais de la violence conjugale, pendant que j’étudiais en soins infirmiers au cégep. 1 ans c’est bien assez ! Alors, le voyage se poursuit. Très difficile, le sac à dos est très lourd à porter vu l’accumulation des grosses pierres qui s’y trouvaient. Dépression majeure, arrêt de mes études. Je ne suis même pas consciente et capable de me faire à manger. Je suis loin de ma famille, isolée, je fais des promenades dans un parc en forêt qui m’apportent une forme de libération. Je n’ai pas trop envie de mettre fin à mes jours même si ces voix négatives me parlent. J’écoute une autre voix, celle qui a de la volonté. Les services de psychologie ce jour-là, au cégep, m'ont grandement aidé à me libérer et la médecine traditionnelle aussi, j'ai eu comme prescription du Seroquel à faible dose. Parce ce que c’est cela qui me convenait. La rencontre du psychiatre cette fois-ci...une Dame bien froide...mais qui au moins m'a dit la vérité : tu es normale avec ce que tu as vécu. Alors, je poursuis mon voyage. L'activité physique m'a aidé à me reconstruire tranquillement. Je reprends goût à la vie et me donne des défis sportifs. Reprend une bonne estime. Seroquel m’aide à rétablir un certain équilibre. Aucun suivi en psychologie.


Adulte dans la vingtaine
Je retourne au cégep en bureautique, me disant que les conditions de jour et stables seraient mieux pour ma santé vu ma fragilité. Bientôt, le Seroquel me semblait me rendre zombie alors je l'ai arrêté. Je me suis écoutée. Quelques mois plus tard, c’était de l'anxiété, baisse de concentration. Habité par la peur de ne pouvoir performer dans mes études qui feraient mon avenir. Je me trouvais si loin de mes intérêts en administration quand ils étaient pour la santé. Alors, je me suis intéressée à la méditation. MBSR et Petit Bambou. Ils ont les deux eu un grand succès auprès de ma santé mentale et ma réadaptation que je faisais seule avec des livres sans aucun suivi psychologique avec une personne physiquement présente et en poursuivant l’activité physique. Une approche scientifique qui est neutre et n’inclus aucune religion, qui fonctionne à merveille. Donc, le processus de guérison est amorcé depuis un bout, mais ce genre de blessure demande du temps…du temps… du temps….Encore mes études sont affectées et cessées. J’ai eu une prescription de Zoloft, qui aussi a eu de beaux effets. Cela me redonnait de l’énergie au lieu de me rendre zombie et calmait mon anxiété me redonnait de la concentration. Les dettes d’études s’accumulent.


Je retourne au cégep en soins infirmiers. 5 ans se sont passées, je recommence le programme au complet bien déterminée et heureuse de faire quelque chose qui m’intéresse vraiment. Bien voilà, encore un copain qui avait besoin d’aide aussi. Même si séparée je considère sa condition dans son ensemble, je comprends sa souffrance, aucuns parents, mère décédée d’un cancer, je ne peux le laisser seul et nous allons rester dans un appartement pour se séparer les frais de logement. Tout ce temps, l’anxiété continu avec tout ce mode de vie et mes bagages émotionnels. Je tente de me faire un journal intime et j’écris, j’écris et tente de trouver des solutions seule. L’état de stress post-traumatique me dit bonjour. Des flashs, des crises de panique, je décide de consulter pour avoir droit aux services du CAVAC. Je suis souffrante et en détresse. Ouf que le réseau est faible ! Je me rends à un premier CLSC, raconte mon histoire à une travailleuse sociale, qui elle me réfère à un autre CLSC , je rencontre deux personnes, dont une à qui je raconte de nouveau mon histoire. Je n’ai toujours pas d’aide. Mon dossier est en analyse.

Plusieurs jours plus tard, j’ai une réponse que j’ai le droit d’avoir un soutien en psychologie. Ils me disent que je dois chercher moi-même une psychologue sur une liste sur Internet. Premier appel, aucune réponse. Deuxième appel, une dame qui semble aussi en détresse et me raconte ses difficultés dans son horaire. Je suis en détresse…Je comprends que je dois m’arranger seule avec mes blessures. Je poursuis mon journal, malgré la souffrance, l’anxiété, je médite sous la pleine lune. Je médite, et je prends conscience que les soirs où la lune est présente. J’ai plus de flash, alors je me mets à écrire davantage pour me libérer de tout ce qui ressortait naturellement à la surface. Je prends un certain intérêt à l’histoire et au chamanisme. Je trouvais que cela me rejoignait bien. Je m’intéressais à la spiritualité puisque j’avais beaucoup de résultats avec la méditation. J’entendais une voix gentille me calmer. Aucune peur face à elle. C’est comme si, elle me libérait, comme une psychologue, mais il n’avait personne de visible avec moi. Une voix plus intérieure. Donc, je suis en deuxième année dans ma technique. Je commence à faire des drôles de cauchemars, toujours dans ma chambre, des mauvais esprits. Je me suis achetée un capteur de rêve. AHAHA Je travaille à temps partiel comme préposée aux bénéficiaires pour arriver à payer ma nourriture et tout en même temps qu’être aux études à temps plein en soins infirmiers qui est déjà un programme très exigeant. Très occupée pour arriver à survivre. Aucune voiture, aucunes vacances, aucun extra. Parfois, je me balançais et je méditais et un jour alors que je souffrais beaucoup vu mon état. J’ai entendu des voix me dire d’aller voir ce qu’il se passait en psychiatrie. Mon coloc fait une tentative de suicide. Deux semaines qui suivent, j’entre en psychiatrie d’urgence.


Nouveau diagnostic
Accompagné par les policiers, bien gentils. En psychiatrie, en détresse, le personnel bien gentil. Je n’étais pas bien, j’étais en train de partir, ma conscience je parle. Je ne voulais pas rester enfermée. Je ne méritais pas cela. Je suis transférée dans un suivi externe. Personnel bien gentil, infirmière et psychiatre. Cependant, j’ai bien parlé de mes croyances en chamanisme. J’ai bien parlé de chose qui est différente de votre vision en médecine traditionnelle. Je suis diagnostiquée, schizophrénie affective. La médication très forte. Abilify. Étrangement, mon coloc à le même médicament. J’étais en forme, je faisais des triathlons et m’entrainais beaucoup. J’ai pris du poids énormément en peu de temps. Je ne ressentais plus rien. Aucune émotion, aucune énergie venant de l’intérieur. Aucune réaction face aux autres qui me parlaient même cela était drôle. J’étais morte vivante. Quels sont les intérêts d’habiter ce corps si je ne ressens rien ? J’ai décidé de mentir au sujet de mes croyances et de ces voix, car je n’étais pas cru. Ce fût une douleur intense de ne pas se faire croire. J’a menti et étudiant en soins infirmiers, je savais que je devrais me faire sevrer. Alors, je faisais descendre la dose. Jusqu’à ce que la psychiatre me transfère dans un autre endroit pour continuer le suivi avec une psychologue et une étudiante stagiaire en psychiatrie. Tellement de peur m’habitais que je devais mentir pour me sortir de là. Un grand vide, près d’une dépression, mon esprit perdu à qui on enlevait tout le sens de ma vie que j’avais trouvé dans cette spiritualité ancienne. Une nouvelle tentative de suicide avec l’Ativan. Retour avec le suivi en externe, on me retransfère.

Dans ce nouvel établissement, une stagiaire incompétente ! Avec une approche non professionnelle qui me dit : tu ne vas pas bien Tu ne vas pas bien. Je fini par la croire et me rend moi-même à l’urgence en disant que je ne vais pas bien. Sur le département, dans mon petit lit, je pleure, je souhaite sortir d’ici car cela accentue ma souffrance. Le médecin me laisse sortir. Le suivi se poursuit nous avions des rencontres pour nous expliquer la psychose. La médication encore trop forte, je dormais pendant ces ateliers. La médication était sous injection au lieu de comprimé pour être certain que je n’oublierais pas de les prendre. Je ne vais plus aux rencontres avec la psychologue, parce que cela me procure plus de souffrance que de bien de la consulter. Je suis tannée, vraiment tannée d’être obligé de faire 4 heures de voyage en autobus par jour pour 1 heure de rencontre avec eux en plus que je devais prendre congé au travail. On fini par me laisser tranquille un peu, mais une infirmière assure le suivi de la prise des médicaments. Je décide de me sevrer seule, vu les effets secondaires que j’observais à partir de mon guide des médicaments. Je mens pendant 6 mois concernant la prise de mes médicaments. Tous vas bien et mon état s’améliore en flèche. Je rencontre un homme, super bien et l’amour m’aide davantage à revenir. Retrouve un emploi mes finances reprennent ainsi que le moral. Aucuns symptômes. Évidement, je m’étais fermé à la spiritualité car ils m’avaient effrayé. J’ai fini par leur dire et ils ont fermés mon dossier.


Aujourd’hui 28 ans
Donc, 2 ans se sont passées sans aucunes médications et aucuns symptômes de rien. Je poursuis ma méditation, mes sports et mes croyances farfelues en chamanisme accompagnée de mes voix et mes alliées sous forme d’animaux. Comme l’araignée, qui avec ses nombreux yeux, me servent lors de méditation à me voir sous plusieurs angles. Je m’observe et je suis bien consciente de mon état dans son ensemble. Je considère que mes croyances spirituelles non pas été prise en compte lors de mon analyse en médecine psychiatrique. Ce qui est une erreur grave pour la société de ne pas être holistique et ne pas considérer l’être dans son ensemble. Pour ma part, Abilify, me bloquait le chemin du retour vers la pleine conscience. Car je ne ressentais plus rien du tout. Je tente de m’en sortir, même si mes prêts financiers pour mes études m’étouffent, je travaille à temps plein et fait un cours à distance au professionnel pour tenter d’améliorer mes conditions pour arriver à rembourser tout cela. Je reste habiter par la peur de rencontrer les professionnelles en médecine traditionnelle en santé mentale, car mes croyances ne sont pas respectées. Pour moi, ils avaient une autre vision des voix. C’était plus positif comme approche, plutôt de me voir comme malade comme individu et que je devais faire face aux regards dévalorisants des autres. Je suis pourtant bien saine d’esprit, bien intelligente même si j’entends. Pour ma part, je vous trouve étrange de ne pas entendre. Donc. d’où vient se raisonnement que ma réalité est anormale face un à un être qui n’a pas vécu ? Je poursuis ma vie en m’intéressant au féminin sacré et je retrouve une forme d’aide peut-être imaginaire, mais qui fonctionne. Je suis fonctionnelle, travaille à temps plein, étudie à temps plein et m’entrainant pour un demi-marathon. Mon esprit n’a jamais flanchée, mon anxiété maitrisé avec excellence par mes techniques de méditation et mes croyances farfelues. Ma concentration, une machine. Le sommeil divin. Je vis d’amour. Je demande le respect et la paix dans mes croyances et qu’on me laisse mes droits de choisir la forme de médecine que je souhaite ! Vous savez jai mérité cette forme de capacité d'être consciente de mes états de conscience et de les transformer moi-même. Vous m'avez laisser seule avec moi-même en grande partie du temps. Ce n'est pas moi qui a peur. C'est eux qui l'analyse avec leur égo. Il n'accepte pas cette méthode de guérison parce qu'ils n'ont pas expérimentés ce genre d'état de l'esprit. . Bien autrefois les méthodes étaient barbares... j'ai subi les mêmes expériences bizarres mais d'une autre façon dans votre société supposément moderne.... Et là, vous n'êtes pas encore contents en psychiatrie que je guérisse grâce à mes voix qui me guident et qui me racontent des d'histoires pour me guider dans ma guérison et mes états de conscience modifié. Je n'ai pas de diplôme... non jai de l'expériences. Vous devez apporter des changements en soins !


Vous devriez rester équilibré dans vos recherches et réaliser que l’âme existe !
Je vous remercie pour l’attention porté à ce témoignage. 

Une citoyenne de Québec