La Journée de l'Alternative en santé mentale se tient depuis 2013, à l'initiative du Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ). Cette journée est soulignée le 10 octobre, Journée mondiale de la santé mentale (OMS). 

Historique

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété le 10 octobre comme étant la Journée mondiale de la santé mentale, occasion de faire la promotion des droits des personnes souffrant de troubles de santé mentale. Au Québec, cette journée prend, depuis 2013, les couleurs de l'Alternative en santé mentale et est soulignée par des dizaines de groupes de nombreuses régions du Québec. Tout d'abord lancée sous le thème Le 10 du 10, on lâche notre fou!, la Journée de l'Alternative adopte chaque année une thématique spécifique, en lien avec la philosophie et les pratiques alternatives. 

L'initiateur

L'initiateur de cette Journée, c'est le Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ). Pour en savoir plus sur le RRASMQ, visitez l'onglet Qui l'organise.

L'Objectif  

Pourquoi tenir une Journée de l'Alternative en santé mentale? Voici quelques raisons: 

  1. La santé mentale est une question qui préoccupe de nombreuses personnes. La majorité des Québécois et des Québécoises ont vécu eux-mêmes un trouble de santé mentale ou connaissent un proche qui en a souffert ou qui en souffre présentement. Une étude néo-zélandaise a même affirmé que près de 80% des personnes vivraient, au cours de leur vie, un trouble de santé mentale. 
  2. Actuellement, le discours dominant sur la santé mentale est fondée sur la vision biomédicale de la santé mentale, c'est-à-dire que l'origine du trouble ou de la souffrance est considérée comme étant d'ordre biologique ( l'hypothèse du déficit de sérotonine dans le cas de la dépression, par exemple). Cette vision individualise les problèmes de santé mentale alors qu'ils sont d'abord et avant tout une réalité sociale. L'Alternative oppose à la vision biomédicale étroite une vision globale et critique. 
  3. L'Alternative en santé mentale est peu ou pas connue, et son discours est souvent marginalisé. Or, l'Alternative se fonde sur des décennies d'expertise provenant du terrain, et est forte de l'appui de nombreux groupes de recherches qui documentent et appuient le développement de pratiques alternatives. Faire connaître l'Alternative, c'est également promouvoir la liberté de choix pour les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale. 
  4. Les ressources alternatives sont souvent méconnues dans leurs propres communautés ou encore, les citoyens et citoyennes hésitent à les fréquenter, les identifiant à tort comme des lieux "réservés aux fous". Or, ces espaces sont là pour toutes les personnes en crise, en quête de sens ou d'appui. Ces ressources sont ancrées dans leurs communautés et visent à accompagner les personnes vers l'émancipation et la réappropriation du pouvoir individuel et collectif. 

Les précédentes éditions:

2016

L'édition 2016 a été un franc succès, avec plus d'une vingtaine de ressources alternatives qui se sont mises en mouvement afin d'organiser des actions dans leurs communauté. Die-in, distribution de prescriptions sociales, distributions de journaux, tenue de causeries, conférences et brunchs alternatifs... toutes les idées étaient bonnes pour mieux faire connaître l'Alternative! Pour la liste complète des actions menées, voir le calendrier. 

Action nationale à Montréal 

Le lundi 10 octobre 2016, plusieurs groupes de la métropole ont convergé vers la station de métro Mont-Royal afin de tenir une action collective de visibilité. De nombreux médias nationaux s'y sont déplacés pour recueillir les témoignages des participant.e.s. Voici un extrait de l'animation de cette journée, sous forme de jeu de DINGO: 


2015

Depuis 2013, des centaines de personnes partout au Québec unissent leurs voix pour offrir un regard différent sur la santé mentale. Pour réclamer le droit à la différence. Pour revendiquer des actions structurelles sur les causes des souffrances, que ce soit la pauvreté, la précarité, l'exclusion. Pour questionner la médicalisation et la médicamentation des étapes normales de la vie et des émotions. Pour, finalement, réclamer des réponses plus humaines et respectueuses des souffrances qui demandent à être entendues, à être accueillies. 

En plus de l'action nationale tenue à Montréal chaque année, ce sont des dizaines de groupes qui organisent des activités pour souligner le 10 du 10 à leur couleur.